3j de balade en VAE exceptionnels dans le Queyras. Paysages incroyables, convivialité et pédagogie: Bravo à toute l’équipe Guilebike

Partir du Queyras à VTT et mettre le cap au sud. Passer la frontière, changer de vallée presque chaque jour et traverser le Piémont par les montagnes, jusqu’à ce qu’elles finissent par plonger dans la Méditerranée.
Sur le papier, le Trans-Piémont est assez simple à résumer. Sur le terrain, beaucoup moins.
Varaita, Maira, Stura, Alpes maritimes puis Ligurie : à chaque vallée son caractère, ses paysages, sa cuisine et surtout ses sentiers. Du minéral et de la haute montagne au départ, des mélèzes, des hameaux perdus, de longues descentes, puis une végétation qui change progressivement à mesure que l’on file vers le sud.
Avec le van et son chauffeur qui nous suivent pendant toute la traversée, on garde surtout une liberté précieuse : celle de composer les journées. Un groupe veut davantage de montagne ? On va la chercher. De bonnes jambes et l’envie d’enchaîner les descentes ? On optimise les navettes. Une météo qui tourne ou des jambes un peu moins fraîches que prévu ? On change la recette.
Parce qu’ici, l’itinéraire n’est pas vraiment le sujet.
Le sujet, c’est de traverser les Alpes italiennes à VTT, de bien rouler, bien manger, dormir dans de belles adresses et, quelques jours plus tard, de regarder la mer en se demandant quand même tout ce qu’on a bien pu traverser pour arriver jusque-là.

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Programme "type"
Votre arrivée la veille
Prenez le temps de vous reposer et de préparer votre monture een prévision de cette belle épopée dans le Piémont !
Du Queyras au Val Varaita
On entre directement dans le vif du sujet. Dépose au col de l’Izoard pour prendre de la hauteur et faire connaissance sur une première descente panoramique, avec une belle ligne de crête et le Queyras qui s’ouvre devant nous.
Un peu plus bas, changement de registre : quelques épingles permettent de prendre ses marques, de voir comment chacun se sent sur le vélo et au guide de commencer à cerner le groupe. Rien de bien méchant, mais suffisamment varié pour savoir avec qui on va passer la semaine !
On retrouve notre chauffeur du côté de Château-Queyras, on mange un morceau et on remonte. Une deuxième dépose nous ramène en altitude pour aller chercher une nouvelle descente. Cette fois, elle ne nous ramène pas au point de départ : on bascule de l’autre côté de la frontière et on termine la journée en Val Varaita.
Le Queyras derrière nous, le Piémont devant. La traversée est lancée.
Nuit dans le Val Varaita.
Du Val Varaita au Val Maira
Puisqu’on a dormi sur place, autant en profiter. Ce matin, on prend le temps d’explorer un peu mieux le Val Varaita avant de mettre le cap sur la vallée suivante.
Une montée tranquille sur piste nous ramène dans les alpages, point de départ d’une première belle descente qui déroule presque tout ce que la vallée sait faire : terrain ouvert là-haut, petits villages isolés en chemin, passages en sous-bois et de beaux sentiers récemment remis en état pour le vélo jusqu’au fond de vallée.
On retrouve notre chauffeur du côté de Sampeyre et on change d’étage. Direction le colle di Sampeyre, à 2 284 m, véritable balcon entre les deux vallées. Derrière le col, c’est le Val Maira qui s’ouvre devant nous.
On fait étape à Elva, magnifique village perché au-dessus de la vallée, le temps de manger un morceau dans un B&B avec une vue dont on pourrait facilement se contenter pour l’après-midi… Mais il reste du vélo.
Et plutôt du bon : une longue descente joueuse et fluide, essentiellement en sous-bois, pour rejoindre progressivement le fond du Val Maira et notre étape du soir en fond de vallée
Deux vallées dans la journée et déjà deux ambiances bien différentes.
Nuit dans le Val Maira.
Du Val Maira à la Valle Stura
Deux salles, deux ambiances aujourd’hui.
On commence par reprendre de la hauteur dans le Val Maira pour rejoindre quelques-uns de ces petits hameaux blottis dans la montagne et les anciens itinéraires occitans qui les relient. À mi-chemin entre résineux et feuillus, on évolue sur de magnifiques balcons avant de plonger dans les bois.
Et là, changement de rythme. Des sentiers remarquablement travaillés, joueurs, beaucoup de flow et une succession d’ambiances forestières qui donnent presque envie de remonter pour recommencer. Presque.
On retrouve notre chauffeur dans la vallée, on mange un morceau et cette fois, le transfert digestif va nous rendre un fier service : il faut reprendre sérieusement de l’altitude pour rejoindre le grand plateau de la Gardetta.
L’après-midi, changement complet de décor. Les arbres disparaissent, les horizons s’ouvrent et on retrouve la haute montagne, les alpages et les grands reliefs du Piémont. Depuis la Gardetta, plusieurs options s’offrent à nous pour basculer vers la Valle Stura.
Il ne reste plus qu’à choisir la bonne. Et puis à dégringoler. Longtemps.
Nuit dans la Valle Stura.
Valle Stura, piano piano…
Quatrième jour. On a déjà pas mal roulé et il en reste encore sous les crampons. Aujourd’hui, on lève donc légèrement le pied.
On commence autour de Vinadio, devenu en quelques années l’un des petits fiefs du VTT enduro dans la Valle Stura. Une communauté de pratiquants bien active, des sentiers entretenus avec soin et quelques jolies pépites permettent de se faire une belle matinée de vélo sans forcément y laisser toutes ses cartouches.
On reprend ensuite la route vers la basse Valle Stura, où d’autres villages se sont mis au diapason. Les locaux aménagent et remettent progressivement en état d’anciens sentiers avec l’envie de développer le VTT dans toute la vallée. L’occasion d’aller goûter quelques nouveautés avant de poursuivre notre route vers le sud.
Pour une fois, on ne cherchera pas forcément à en rajouter.
Cette journée est aussi faite pour souffler : une grosse demi-journée de vélo, puis du temps pour profiter un peu de l’Italie autrement. Selon les envies, on pourra aller traîner dans les rues de Cuneo, rejoindre Limone Piemonte tranquillement ou simplement poser les jambes.
Parce qu’il reste encore 2 jours. Et quelques beaux morceaux au menu.
Nuit dans le secteur de Limone Piemonte.
Via del Sale, cap sur la Ligurie
Depuis Limone Piemonte, on reprend de l’altitude vers le col de Tende et la Via del Sale. Une de ces routes d’altitude devenues mythiques à vélo, quel que soit l’engin ou la manière de la parcourir.
Là-haut, à cheval sur la frontière franco-italienne, l’ambiance est encore franchement alpine : alpages, calcaire, grands espaces et paysages presque lunaires. On suit un temps la Via del Sale avant de la quitter pour aller chercher ce qui nous intéresse vraiment : les sentiers.
Une première longue descente nous fait découvrir le Val d’Arroscia, beaucoup plus sauvage et nettement moins connu. Notre chauffeur nous récupère en fond de vallée et nous remet quelques centaines de mètres plus haut pour la suite.
Il reste alors à franchir une nouvelle montagne pour basculer vers la Valle Argentina. Et avec elle, encore un changement de décor. Le minéral laisse progressivement la place aux feuillus, les vallées se resserrent et les villages s’accrochent aux pentes et les trails deviennent complètement fous…
Molini di Triora, Corte et les petits villages suspendus alentour : nous voilà dans un autre petit fief du VTT de montagne italien, bien caché au cœur de la Ligurie.
Ce matin, on roulait encore dans un décor de haute montagne.
Ce soir, la Méditerranée n’est vraiment plus très loin.
Nuit dans la Valle Argentina.
Et au bout, la Méditerranée
Cette fois, l’objectif est juste devant nous : rejoindre la mer.
Depuis Molini di Triora, un court transfert nous permet de reprendre de l’altitude pour aller chercher une première belle descente parmi les nombreux sentiers du secteur. Et puisque la journée doit nous conduire des montagnes jusqu’à la côte, autant vous dire que le ratio va franchement pencher du bon côté : aujourd’hui, on privilégie clairement la descente.
On remonte ensuite chercher l’un des sommets du secteur. Là-haut, le coup d’œil vaut le détour : derrière nous, une partie des montagnes traversées ces derniers jours ; devant, la Méditerranée que l’on aperçoit déjà depuis la veille. Pour une fois, pas besoin de beaucoup réfléchir à la direction.
Cap au sud.
La suite se compose au gré des sentiers et des villages perchés : Apricale, Bajardo, Pigna… Des maisons accrochées aux pentes, des ruelles où l’on ferait bien une pause et toujours plusieurs possibilités pour poursuivre notre descente vers la côte.
Et le terrain continue de changer sous les roues. Le minéral laisse place aux feuillus, puis viennent le grès, des sols plus sablonneux et cette végétation franchement méditerranéenne qui nous confirme que, cette fois, on y est presque.
Ne vous fiez pas à la mer qui se rapproche : la dernière journée reste longue, variée et technique. On est là pour aller au bout du voyage, pas simplement pour rejoindre la plage au plus vite.
Puis, à force de perdre de l’altitude, il n’y a finalement plus rien à descendre.
La Méditerranée est là.
Six jours plus tôt, on était dans le Queyras. Entre les deux, quelques montagnes, beaucoup de sentiers, pas mal de pâtes et une sacrée traversée.
Et pour les plus courageux, il reste encore une dernière épreuve : aller se baigner.
Nuit sur la rivieira ligure.
Toutes les bonnes choses ont une fin
Départ matinal juste après le petit déjeuner pour revenir à notre point de départ
Compter une demie journée de transfert
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Des sentiers partagés, des sourires à l’arrivée et l’envie de repartir. Ceux qui ont roulé avec nous vous racontent leur séjour.
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